jeudi 24 janvier 2008

Ma valise trop lourde

Est venu le temps pour moi de mettre des mots sur ce qui a brisé mes rêves de princesse, faire face a ses peurs c’est en faire le deuil. Il ne sert a rien de nier notre passé car cela le rend actuel.


Cela sera moins drôle que les autres nouvelles mais cela fait parti de ma vie et il est temps…


J’ai une tendance à penser que chaque personne est maître de son existence, que l’avenir ne dépend que de nous. Donc je me tiens pour seul et unique responsable de ce qui m’arrive que ce soit bon ou mauvais. Nous avons en nous la volonté de changer ou non les choses et j’ai pour habitude de me déclarer seule fautive des situations désastreuses dans lesquelles je me trouve. Je suis adulte et je suis seule capable de faire en sorte, que les choses arrivent ou pas. Donc je suis responsable.


C’est une forme de culpabilité selon vous ? Ou plutôt une façon de se responsabiliser et d’assumer ? Pour moi le « ce n’est pas de ta faute » n’est pas acceptable. Je ne crois ni au hasard ni au destin, cette forme de fatalité est une façon pour moi de subir la vie.


Et pourtant parfois j’ai l’impression de subir. Si on suit mon raisonnement cela voudrait signifier que je subis des situations que moi-même je provoque !


Oui ok permission de prendre un Doliprane


Pourquoi préférons nous continuer parfois de subir quelque chose qui nous est douloureux alors qu’on a la solution pour s’en défaire définitivement ? Jusqu’ou peut nous pousser notre tolérance à la souffrance par peur de ce que pourrais impliquer le changement ?


Peur du bonheur peut être ? De l’inconnu ?


Pour exemple, vous êtes vous-même dans une situation douloureuse, si quelqu’un venait a vous raconter le même genre d’histoire, la solution raisonnable de mettre un terme a ça vous vient naturellement… Alors quoi ? Masochisme ? Lâcheté ?


Il arrive pourtant un moment ou la souffrance a assez duré, c’est ce que je vis actuellement…


Il y a 9 ans de ça, j’ai rencontré un homme, à 20 ans on est tout neuf, prêt a tout donner, on y croit ! Je n’ai jamais parlé de lui, parce que malgré tout il n’est pas important, même si ce que je suis aujourd’hui est de sa faute. Avec en prime une volonté farouche de vouloir oublier.


Les premiers mois, c’était le bonheur, je trouvais que cet homme était un vrai male, un homme mure. Séduisant, charismatique, il était impulsif dans le verbe mais je le pensais pondéré, je n’y connaissais rien et j’étais sure d’avoir trouvé le bon. J’étais prête à tout pour lui, a donner de moi.


Et puis il y a eu ce 1er novembre 1998, après une fête chez mon père ou je vivais. Je me lève et comme à l’accoutumer j’enchaîne le ménage. J’aime ces moments de calme retrouvé, ma sœur doit venir plus tard avec son homme et des amis, pas de soucis… J’avance déjà ce que je peux, tranquillement.


Lui n’est pas de cet avis, je n’ai pas à faire ça seule, je prends ça pour une marque d’affection, je trouve ça mignon !

Il s’énerve un peu sur le retard des autres, intolérable pour lui. Il monte, j’entends un fracas, je monte persuadée que quelque chose est tombé, je reste devant la porte de la chambre et c’est en fait sa chaîne Hi fi qui a volé ! Je ne comprends pas trop la réaction excessive, mais il ne me donnera pas le loisir de comprendre… Il prend appui sur le chambranle de la porte de ma chambre et m’écrase la cuisse avec son pied ! Comme il aurait corrigé un chien qui aurait fait une bêtise Je n’ai rien vu venir, je me sauve en bas. Ma cuisse me fait souffrir, mais il y a une douleur encore plus vive, qui coupe le souffle, meurtri le cœur, mon âme, je pars en miette… Il descend et me demande d’appeler ma sœur, je refuse et pour réponse j’ai juste le temps de voir qu’il a lancé quelque chose, j’esquive… C’est mon téléphone portable qui s’éclate sur le mur.
Je ne sais plus quoi faire, que penser. Machinalement je ramasse mon téléphone que j’essaye de ressusciter, on fait des choses bêtes dans ces circonstances, comme si on se cherchait une contenance. Je fais intérieurement le même travail avec mon esprit que pour le portable, je me rassemble. On m’a toujours dit qu’il fallait fuir le jour de la première main levée, mais là c’est un pieds (ok c’est un détail mais c’est ce détail qui va faire que je ne le quitterai pas, pas ce jour là) je sais qu’il faut le quitter il ne mérite que ça.


Ma sœur arrive avec ses potes, le trouble est comblé, j’essaye de donner le change et ça marche ! Je n’en suis pas fière mais je n’ai pas envie d’en parler, la honte commence !

Le soir on parle, il est calmé, penaud ! Je n’aurais pas du écouter et entendre ses excuses, son mal être, ses promesses de ne jamais refaire ça, de faire en sorte de se contenir ! je n’aurai pas du compatir, mais il a un avantage sur moi, je l’aime ! Le jeu victime/bourreau est lancé.


En parler, poser des mots sur ces souvenirs, m’oblige à admettre que ça a existé ! Je n’aime pas ce que je ressens. Ma responsabilité dans cette affaire est démontrée ! Et si !

J’aurai pu le quitter…

Ecrit le 23 janvier 2008

jeudi 10 janvier 2008

Arff les hommes !

Aujourd’hui après 3 ans de célibat, je peux commencer a me dire que je suis experte, le « marché » du célibat me parait pourtant pas très équilibré et un peu au détriment des femmes, je ne suis pas une féministe pourtant je vous l’assure et certains hommes (j’en connaît vont faire des bons mais là nous sommes dans mes pensées alors ils peuvent sortir, oui au fond a droite la sortie). Mais je nous trouve pourtant, nous les femmes comme tellement plus honnêtes, entières et loyales en ce qui concerne nos sentiments… (c’est bon la pommade hein !?) (Sortez Messieurs, sortez !) Je m’explique et je vous raconte, je suis sure que vous en mourrez d’envie ?! (la Porteeeeee !)

Suite a une relation, riche en émotion avec Don Juan new génération (vous vous souvenez j’espère parce que franchement je serai bien déçue de devoir revenir sur 3 ou 4 romans le concernant, oui un peu fainéante je vous l’accorde)

Don Juan a donc décidé de s’investir dans une Relation Longue Durée avec une autre femme, je vous serez grée de faire l’impasse sur toutes les questions que cela a provoqué chez moi, sur ma personne et ma personnalité ! Merci

Malgré tout très vite, en gardant contact avec lui je me rends compte qu’il a du mal à me laisser partir et qu’il me relance régulièrement sur nos ébats passés et notre feeling, un complément de sa relation finalement, une question se pose alors à moi, en bonne femme que je suis ; pourquoi a-t-il mis fin à notre relation ? Si vous trouvez la réponse, je vous donne un bonbon !

Du coup le bilan que l’on peut se faire sur les hommes est assez décevante : notre gente masculine chérie est centrée sur ses pulsions.

Les hommes ont cette faculté de pouvoir séparer le sexe des sentiments… bon ok je ne vous apprends rien, mais sérieux je ne sais pas pour vous mais moi je les envies, ouais je sais c’est pas bien ! Mais cette dualité si facile a vivre pour eux est ce qui fait que nous, nous cherchons a expliquer leurs comportements, parce que nous, nous ne l’avons pas !

Mais que celle d’entre vous qui n’a jamais rêvé de profiter d’une nuit de plaisir à fond, mais à fond hein me jette la première pierre (aïeee !! ça fait mal)

Non parce que lorsque vous allez avec un homme pour passer une nuit de dépravation (les coquines quand même !) vous avez vos propres motivations. Soit vous kiffez cet homme secrètement mais vous savez que vous n’aurez pas d’engagement de sa part donc quitte à rater quelque chose autant avoir des souvenirs et la conséquence le lendemain matin c’est « merde pourquoi cet imbécile ne veut pas plus » Ou soit vous y allez pour satisfaire une envie qui vous titille depuis un moment sans que cet homme ne vous fasse plus vibrer que ça et là le lendemain c’est plutôt « Merci Monsieur, adieu Monsieur, la sortie c’est par là » et intérieurement vous vous dites « ouais bah c’était bien vide quand même, « Robert » Mon vibro aurait pu en faire autant ! Et en plus il m’a laisser payer la pizza le goujat (oui parce que pour un plan l’homme ne va pas vous emmener au resto non plus !)»

Pourquoi ? Parce que tout simplement une nuit d’amour (de sexe j’entends, non je préfère préciser ça pour les princesses qui y croient encore) n’est complète pour une femme que lorsqu’il y a le plus qui fait vibrer le cœur, le tout est d’essayer de contrôler notre petite princesse intérieure « du plus », celle qui vous dit « non ma grande avec lui je veux plus ». Il faut savoir profiter de certaines rencontres telles qu’elles se présentent comme des parenthèses de notre vie, agréables bouleversantes et basta !

Faites taire la mère de famille en puissance en vous qui dicte vos envies.

Facile à dire me direz vous, mais c’est la seule manière selon moi pour vivre bien votre vie de célibataire.

Donc Don Juan, me relançait régulièrement, titillait mes envies, me cherchait pour m’emmener là ou il voulait aller : juste avoir en virtuel ce qu’il lui manquait.

Finalement, si j’adhère à son raisonnement en sachant ce que je ressens pour lui, le risque chez moi, est de l’attendre en passant à coté de tout ce que me réserve la vie, frustration, et vie sexuelle virtuelle !! Pour une célibataire de 30 ans il y a mieux ! Non ?

Encore mieux un ami à moi, a choisi sa femme parce qu’elle le sécurise affectivement, il sait qu’avec elle il ne souffrira pas et il se dit que s’il est tenté bah il cèdera à la tentation !

Alors au fils du temps je me rends compte que ce qui intéresse les hommes c’est la bagatelle, casé ou pas, ce qui les fait rêver la nuit ce sont les femmes qui assurent et leur sexualité et leur sentiments et pourtant ce ne sont pas des femmes comme ça qu’il prendraient pour faire leur vie ! Et après on dit que se sont les filles qui sont compliquées !!!!!! Je rêve !

Entre nous les hommes casés proposent des plans aux célibataires et les hommes célibataires proposent des plans aux célibataires et aux autres ! Et en plus on doit s’estimer chanceuses !

Alors entre de la merde et de la merde vous prenez quoi vous ???

Le choix est dur je sais, je sais !

Alors la solution : profiter selon mes envies de ce que la vie propose, sans me sentir obligée et surtout sans faire de plan ! En arriver à cette réflexion n’est pas évidente : des larmes, une partie du cœur brisée au passage, de la maturité acquise au passage et une certaine objectivité sur la situation !!! C’est bon ça non ?

Malgré tout, bien sur que l’amour existe puisque notre meilleure amie, Camille, la rencontré avec ce mec qui a tout pour lui, et notre meilleure ennemie Géraldine, a ce qu’il parait, rame toujours autant ! Donc il y a une justice ! Et vous vous faites partie des bonnes vous le savez !!

Bien sur, un jour un homme vous proposera une vie de bonheur, ou une partie… (Quoi je suis encore négative ?) Un homme qui vous plait j’entends parce que vu votre situation du moment il ne sert à rien de faire des concessions sur votre idée du mec idéal, il faut s’investir par amour pas pour ne pas finir seule. Parce que finalement vous en avez eu la preuve, votre célibat vous le gérez, d’ailleurs vous n’avez jamais autant fait l’amour que pendant cette période (c’est pas le cas ?? toutes mes condoléances ! c’est que vous n’avez pas compris un truc ou deux ! relisez vos notes), donc ne cédez pas pour un instant de solitude !! Vous avez le choix ! Vous êtes maîtresse de votre vie et de vos amants (pardon pour ce jeu de mot) Vous avez le pouvoir aussi de décider et surtout pas de temps à perdre avec des hommes qui vous feront du mal ! Restez lucide !!

Retenez simplement : L’amour ne joue pas à cache-cache, ça ne s’explique pas, ça se vit !

Ecrit le 8 septembre 2007