Ça fait 15 ans, aujourd’hui la moitié de ma vie une vie avec et une vie sans toi… Je suis rentrée dans l’ordre aujourd’hui, j’ai fait le ménage, je me suis lancée, je me suis enfin retrouvée après toutes ces épreuves, les épreuves d’une vie finalement, rien de plus : ton départ, qui pousse à se reconstruire et puis ma vie de « couple », qui m’a poussé de nouveau à me reconstruire… C’est ça la vie ? Les épreuves qui poussent à se reconstruire, qui force à avancer… J’ai choisi de m’en servir pour être meilleure plutôt qu’elles ne me tuent.
Etrangement, lorsque je me suis rencontrée, je l’ai rencontré. « On ne parle pas du bonheur » comme il dit. Le bonheur réduit au silence, il apaise, il nous réconcilie avec la vie, on cesse d’être en colère et c’est bien comme ça... oui c’est bien.
Je ne le changerais pas contre tout l’or du monde, mes épreuves me permettent aujourd’hui de savoir que c’est CA que je voulais, que c’est lui que je cherchais, qu’il me fallait. Il a ma fidélité, ma confiance, mon admiration et mon dévouement et sans toutes mes épreuves et la façon dont je m’en suis servi je n’aurais sans doute pas su…
J’ai cessé de me faire payer le prix d’être encore en vie, j’ai cessé de faire comme la plupart des femmes et de vouloir un homme viril au risque de se faire mal.
J’ai cessé de me dire que je ne méritais pas mieux qu’après avoir perdu ma mère de toute façon pourquoi chercher a avoir une belle vie… J’ai été chercher mon bonheur loin de Paris.
Parce que cet homme a lu en moi, a vu mes blessures, mes forces, il me les a décrites comme s’il les ressentait, parce que cet homme me traite comme une femme, une femme digne de respect, parce qu’il a ces valeurs auxquelles je crois. L’amour pour une personne digne de ce mot, le respect de l’autre, la loyauté, la considération, pour s’épanouir et pas une relation pour nourrir nos travers et nos démons intérieurs.
Il t’aurait plu ? Là n’est pas le plus important, puisque tu n’es pas là. Et aussi dur que cela puisse paraitre je me ouverte aux autres après ton départ et je suis fière de ce que je suis devenue. Ca n’a pas été sans mal, il a fallut que je souffre, que je grandisse, que je murisse que je devienne une femme, sans exemple, ou lointain trop lointain. Et je suis fière que cet être si rare à mes yeux soit à mes cotés, tous les jours je mesure, tout les jours mon amour pour lui grandit.
Ca fait 15 ans, et tu as cessé de me faire du mal en pensant à toi, tu as cessé de me faire pleurer, j’ai la nostalgie qu’une mère soit partie trop tôt, mais j’ai cessé de te pleurer. Je leur dois ; à Lui, à Johanna, à mon entourage proche. Je me suis enfin complétée j’ai réussi a fermer la porte que ton départ a laissé ouverte toutes ces années et qui laissait entrer dans ma vie les agressions…
Aujourd’hui après 15 ans, sans nuages aucun je peux le dire : JE SUIS HEUREUSE !
Ecrit le 9 septembre 2009
lundi 14 septembre 2009
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